06/02/2007

Retour à MOPTI-SEVARE après 5 jours passés dans une Région très difficile d'accès

















Le Bac sur le BANI



La Mosquée de DJENNE


Près de 400km dont 300 de piste très difficile en zone inondable durant l'hivernage, située au nord de Djenné entre le BANI et le NIGER et au Nord du NIGER.
Il a même fallu pour atteindre un village se passer complétement de piste au risque de se perdre malgré la présence d'un guide villageois connaissant le terrain (mais à dos d'âne!!).
Les villages visités ont pour nom :
-KOBASSA (10 km de DJENNE),
-KOROBORO à 1H00 au NE
-DJOUGOUNI sur le NIGER (village peul)
-KOA très proche de DJOUGOUNI mais bozo
-DIAFARABE où on traverse le NIGER sur un Bac mais en ayant fait 100 Km de détour par rapport au trajet à vol d'oiseau.
Surprise de trouver des boissons fraîches et à déjeuner (Capitaine et riz à la sauce de poissons séchés, excellent : 1850 fcfa pour 4 personnes).
-SONGODE encore plus au Nord, jumelé avec un groupe LACIM de la Haute Loire.
-WELINGARA, village sans piste où il faut vraiment être fou pour s'y rendre. Il est jumelé avec CROIZET.
-N'GOSSIRY où on a plaisir à constater les nombreux progrès fait notamment en matière de maraîchage.
Il reste ensuite à revenir sur MOPTI en suivant le NIGER sur sa rive gauche.
Impressions d'ensemble :
-Le taux d'échec de projets gérés par les hommes est élevé. Ils ne savent pas anticiper, s'organiser et ignorent carrément la gestion dans de nombreux cas. Mais il ne faut pas généraliser!!
Lorsque ce sont les femmes qui prennent en charge un projet, on a plaisir à constater la gestion sérieuse et les nombreuses avancées en matière de développement.
Il faut voir l'impact phénoménal d'une activité de maraîchage gérée par un groupement de femmes et qui leur procure des revenus d'au moins le double de ce qu'elles ont actuellement.
Tout ce qui touche aussi le micro-crédit est leur domaine de prédilection qui leur permet d'augmenter substantivement leurs revenus.
L'impact de l'alphabétisation des femmes est également formidable.
Espérons qu'à terme cela rejailliera sur les hommes et changera leur comportement.
Dans le détail il y aura beaucoup de choses à dire.
Côté pratique, ne vous fiez guère au savoir technique d'un africain.
Je sais que je suis quelque peu excessif mais voyez plutôt l'anecdote suivante :
Suite à une crevaison j'ai assisté au démontage de la roue. Plutôt que de bien ajuster le cric et de le placer au bon endroit pour obtenir un bon débattement de celui-ci, on préfère creuser dans la route (en fait , le terre plein de la place du village), sous la roue crevée, afin de la retirer sans avoir à soulever plus le véhicule!!
C'est à l'évidence une pratique géniale dans certaines conditions, mais était-elle bien adaptée à notre situation des plus classique ?
Je n'ai pas pu m'empécher de faire part de mon irritation devant de tels comportements.
Une phrase m'est sortie de la bouche, que pourtant Marie-Christiane a du me dire souvent ! :
" On réfléchi avant d'agir".
Il y a quand même un villageois mieux avisé que d'autre qui est venu me féliciter pour ce point de vue de français!!!
A l'avenir je prendrais moi même quelques mesures de sécurité afin de ne pas dépendre entièrement, en cas de difficultés, de l'appréciation de gens qui n'en ont pas toujours suffisamment.
Par exemple nous ne disposions d'aucun moyen de réparer une roue en cas de seconde crevaison; et va toujours te faire voir dans un village où dans un premier temps ils te disent qu'ils vont réparer, il n'y a pas de problème!, puis au bout d'une demi-heure tu t'aperçois qu'il ne pourront rien y faire par manque de compétences ou d'outillages.

Tout cela n'est qu'anecdotique, tout c'est remarquablement bien passé et maintenant c'est le retour qui se prépare. Pour moi c'est pour vendredi soir de BAMAKO.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bonjour Jacques,
merci pour les CR successifs des divers épisodes africains que tu as vécu . c'est très instructif sur le fond mais que d'écart avec notre société française hyper développée.... et le monde de l'internet n'est pas fait pour tout le monde
L'essentiel est que tu reviennes en bonne santé et que tu nous fasses part de tes impressions directement car difficiles de transmettre le vécu...
Amitiés Claude et Francoise