12/09/2008

Grameen Danone

Fort de son expérience avec la Grameen Bank et le micro-crédit, le professeur Yunus livre sa vision d’un capitalisme dédié à la lutte contre la pauvreté ; un capitalisme visant la rentabilité et le profit, mais toujours à des fins sociales (plus d’infos ici et ).

Utopie ? Non, bien sûr. La petite usine de Bogra dont nous évoquons ici (http://www.danonecommunities.com), jour après jour la vie quotidienne, atteste que le « social business » est un concept bien vivant, parfaitement concret.

Grameen Danone, la co-entreprise créée pour l’occasion - appelée à développer d’autres unités de production - s’inspire elle-même du social business. Elle tire sa force de la rencontre entre Muhammad Yunus, inventeur du micro-crédit et Franck Riboud, PDG du groupe Danone ; ce sont là deux histoires différentes, deux univers que d’aucuns auraient pu qualifier d’étrangers, voire d’opposés l’un à l’autre, mais qui en réalité sont ancrés dans une conviction commune : l’entreprise doit viser, autant qu’elle le peut, le progrès social.

Voici, extraites du livre du professeur Yunus, ces paroles qui vous donneront peut-être envie d’acheter cet ouvrage essentiel : « La pauvreté existe parce que notre conception du monde repose sur des hypothèses qui sous-estiment les capacités humaines. Nous avons élaborés des conceptions trop restreintes : notre conception de l’entreprise (qui fait de la recherche du profit la seule motivation humaine), notre conception de la solvabilité (qui prive automatiquement les pauvres de l’accès au crédit), notre conception de l’entreprenariat (qui ignore la créativité de la majorité des gens) et notre conception de l’emploi (qui fait des êtres humains des réceptacles passifs au lieu de voir en eux des créateurs actifs). »

Muhammad YUNUS, Prix Nobel de la PAIX : Vers un Nouveau Capitalisme

A lire absolument par tous ceux qui s'intéressent au sort des pauvres et s'impliquent dans des actions de développement dans les pays du sud.


La puissance du capitalisme peut-elle contribuer à l’éradication de la pauvreté et à la réduction des inégalités ? Pour beaucoup, cela paraît impossible. Pas pour Muhammad Yunus. Le prix Nobel de la Paix 2006 propose dans ce livre une nouvelle forme d’activité économique, complémentaire au modèle classique, permettant de produire des avantages sociaux en ayant recours au libre marché. Tout comme le microcrédit, qui concerne aujourd’hui plus de cent millions de familles dans le monde, ce que le professeur Yunus appelle le social-business pourrait profondément renouveler le capitalisme. Qu’est-ce qu’un social-business ? Une entreprise qui gagne de l’argent mais qui n’est pas tendue exclusivement vers la maximisation du profit. Une entreprise qui consacre ses bénéfices à la diminution des coûts, à la production d’avantages sociaux. Une entreprise qui ne rémunère pas ses actionnaires.

Utopie ? Les premiers social-business créés par le groupe Grameen témoignent du contraire. La nouvelle révolution à laquelle nous invite le professeur Yunus ouvre la voie à un capitalisme plus juste et plus humain.

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03/09/2008

La gestion de l'eau, un défi pour demain à traiter aujourd'hui

Article du Monde du 3 septembre 2008 à Lire.
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Urgence pour l'eau

Article du Monde du 3 septembre 2008

La gestion des ressources en eau de la planète doit être complètement repensée. C'est le principal message du Congrès mondial de l'eau, actuellement réuni à Montpellier. Longtemps, l'idée a prévalu que cette ressource indispensable à la vie, bien que très inégalement répartie, était surabondante et qu'il suffisait de savoir la recueillir, la stocker et la transporter pour satisfaire les besoins des hommes. Tout était donc affaire d'infrastructures.

Cette analyse reste en partie fondée. Si un milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à une eau saine et si deux milliards et demi ne bénéficient pas de réseaux d'assainissement, c'est parce que les investissements nécessaires à leur approvisionnement sont colossaux et de rentabilité incertaine.

Désormais, cependant, c'est la disponibilité même de la ressource hydrique qui n'est plus tenue pour acquise, que ce soit en volume ou en qualité. A Montpellier, Michel Jarraud, le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale, a souligné que " le passé ne peut plus être un indicateur fiable de l'avenir " et que " l'humanité doit s'adapter à la variabilité et à l'évolution du climat ". De fait, le réchauffement climatique, la plus grande variabilité des régimes de pluie et la multiplication des événements météorologiques extrêmes vont entraîner une diminution des quantités d'eau disponibles, alors même que les besoins de l'humanité augmentent, du simple fait de la croissance démographique. Dans le même temps, les pollutions multiples compromettent l'accès à une eau de bonne qualité.

Or, il faut approvisionner les populations en eau potable en quantité bien plus importante - ne serait-ce que pour les nourrir et leur fournir de l'énergie. Les solutions techniques à la baisse des ressources - comme les transferts d'eau entre régions ou le dessalement de l'eau de mer - seront parfois utiles, mais chères et gourmandes en énergie. Les régions menacées par le manque d'eau sont souvent les plus pauvres. Le meilleur levier d'action réside dans la maîtrise des consommations, via la refonte des politiques agricoles et le règlement des conflits interétatiques portant sur les ressources en eau. La mise en garde des scientifiques est claire : il y a urgence.

© Le Monde

01/09/2008

L'Afrique se mobilise face aux risques environnementaux

Dans le Monde daté du 2 septembre 2008 un intéressant article sur l'Afrique et les risques envuronnementaux.
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