A travers ce Blog vous découvrirez quelques unes de mes actions entreprises avec d'autres, dans le domaine de la coopération Nord-Sud et vous aurez aussi une petite idée des questions qui me préoccupent
16/06/2010
Vous désirez visiter le Mali ou faire un trek au Pays Dogon, ou naviguer sur le fleuve Niger
Pour ce faire allez sur son site internet : http://malievasion.wordpress.com/.
Mais faites déjà connaissance avec ce guide d'une grande culture et d'une gentillesse incroyable en visionnant cette vidéo.
J’ai utilisé les services de Alassane DICKO à 2 reprises, comme guide, à 4 ans d’intervalle (2004 et 2008) pour une durée totale de près de 4 semaines. Je puis vous dire combien sera votre chance si vous pouvez, comme moi, vous assurer ses services. Avec lui, pas de problèmes pour définir un circuit à la carte et surtout vous serez étonné de constater à quel point il est capable de satisfaire vos désirs même si ceux-ci viennent quelque peu perturber ce qui avait été planifié initialement.
L’expérience d’Alassane, sur une grande partie du MALI, sa grande culture, son contact facile et franc, en font un guide très recherché. C’est un vrai bonheur que de parcourir avec lui et ses collaborateurs (chauffeurs, porteurs, pirogiers…),les circuits touristiques du MALI, souvent en dehors des chemins battus par la grande masse des touristes. Avec lui vous communiquerez facilement avec les habitants que vous croiserez et vous vous lancerez dans des conversations d’une grande profondeur. Vous vous surprendrez à refaire le monde à ses côtés. Nombreux sont sans doute les guides du Pays Dogon qui se révèlent très sympathiques, mais croyez moi, avec Alassane DICKO vous serez séduit et vous ne souhaiterez qu’une chose, revenir au MALI pour poursuivre l’aventure avec lui.
Jacques FONTAINE
18/02/2010
Inquiétudes sur le sort de l'otage français détenu par des islamistes dans le nord du Mali
19 février 2010
Les mauvaises relations entre Alger et Paris ne facilitent pas la libération de Pierre Camatte
Le sort de Pierre Camatte, l'otage français détenu quelque part dans le nord du Mali par la branche maghrébine d'Al-Qaida (AQMI), reste suspendu à des tractations qui, outre Bamako, impliquent Paris et Alger.
Les ravisseurs du Français ont fixé au samedi 20 février la nouvelle date butoir pour trouver un accord conduisant à sa libération, faute de quoi ils menacent de l'exécuter.
Travaillant pour une organisation non gouvernementale (ONG) engagée dans l'aide au développement, M. Camatte, 61 ans, aurait été enlevé, le 26 novembre 2009, par les habitants d'une localité du nord du Mali, des Touaregs, avant d'être remis à un groupe de l'AQMI actif dans la bande sahélienne.
A la mi-janvier, sept semaines après l'enlèvement, le groupe islamiste avait demandé à l'opinion publique française de " faire pression sur le gouvernement Sarkozy pour l'empêcher de commettre la même bêtise que Gordon Brown - le premier ministre britannique - contre ses citoyens ". La phrase faisait référence à l'exécution six mois auparavant par ce même groupe d'un touriste britannique après le refus de Londres de céder au chantage.
Cette fois, outre une rançon, les ravisseurs exigent la libération de quatre islamistes incarcérés au Mali : un Burkinabé, deux Mauritaniens et un Algérien.
Le refus de Bamako
Depuis, l'ultimatum, initialement fixé au 31 janvier, a été repoussé au 20 février sur fond de tractations conduites par des négociateurs maliens qui se trouvent dans le nord du pays.
Les discussions butent sur l'élargissement des " combattants islamistes " détenus au Mali. Bamako refuse de les libérer. " Nous vivons dans un environnement où il y a des règles en matière de sécurité, de lutte contre le terrorisme. Il faut les respecter. C'est ce que fait le Mali en refusant de libérer les terroristes ", faisait valoir, il y a quelques jours, une source malienne anonyme citée par l'Agence France-Presse.
Les propos visaient les autorités françaises, partie prenante dans l'affaire. Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères, a fait à deux reprises un déplacement éclairs à Bamako au cours desquels il s'est entretenu avec le président malien, Amadou Toumani Touré. Le dernier remonte au samedi 13 février. M. Kouchner était accompagné ce jour-là du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.
Paris veut que Bamako libère les quatre terroristes en échange de M. Camatte. Mais, à un moment où les relations entre Paris et Alger traversent une crise, la France doit compter avec l'Algérie, pays voisin du Mali et acteur de poids dans la région. L'armée algérienne fournit des véhicules, du carburant et des armes à son homologue malienne.
Or les autorités algériennes refusent de voir libérer celui des quatre islamistes incarcérés qui a la nationalité algérienne. Pour une raison simple : l'homme, selon une source proche du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a été jugé et condamné à mort par contumace par la justice algérienne pour sa participation aux attentats-suicides d'avril 2007 perpétrés au coeur de la capitale algérienne (plusieurs dizaines de morts). Alger a demandé à Bamako son extradition.
" L'Algérie pourrait accepter son placement en résidence surveillée au Mali ", nuance la même source Et d'ajouter : " Encore faudrait-il que le président Sarkozy prenne la peine d'en parler avec M. Bouteflika. Et que M. Kouchner, avant de se rendre à Bamako, passe par Alger. "
Philippe Bernard et Jean-Pierre Tuquoi
03/08/2009
Situation alimentaire d'un village au MALI - Témoignages
Bamako-MALI
OBSERVATIONS
La mission de contrôle de la situation alimentaire à Sanamba : une première pour connaitre dans le village de Sanamba comment les familles s’en sortent , avec tout ce qu’elles ont comme difficultés à se nourrir, surtout en cette période de début d’hivernage, où les greniers sont tous sans exception vides au village, et aussi la fin des travaux de maraichage.
Pour avoir leur point de vue, j’ai approché six chefs de familles dont deux sont membres du comité de jumelage de LACIM.
1 - Bougou :
Il a 88 ans, deux femmes, et cinq enfants ; pour les travaux champêtres, il travaille avec un fils et ses deux femmes ; les récoltes de l’année dernière lui ont permis de couvrir ses besoins céréaliers sur six mois, et le reste des besoins, avec l’appui de ses enfants et connaissances à Bamako et ailleurs.
Depuis trois mois son grenier est vide ; personnellement Bougou n’a plus de force pour travailler maintenant, mais ses deux femmes font du maraichage, comme tous les autres habitants de Sanamba, ce qui leur permet de joindre a peu près les deux bouts . Sinon cette année au village, ça va plus que les années précédentes où les récoltes ne pouvaient pas tenir plus de deux à trois mois.
2 - N’Tomblén 65 ans:
Dans mon foyer nous sommes 22 personnes, nous avons à peu près 4 hectares de terre cultivable ; les récoltes passées nous ont permis de nous nourrir sur 7 mois ; nous avons commencé à acheter le mil au marché il y a plus d’un mois.
A la date d’aujourd’hui nous avons acheté au marché 400kg de mil ; nos récoltes sont uniquement réservées pour la nourriture ; quant à l’habillement et aux médicaments ils sont gérés de façon individuelle, avec les revenus du maraichage dans la famille de chacun.
En réalité au village nous vivons au jour le jour, car les terres sont très pauvres et les champs ne sont pas amendés, ce qui fait que la production n’est pas grande ; avec l’arrivée du compostage nous allons voir cette année pour les premières expériences.
3 - Soungalo 55 ans :
Nous sommes 15 personnes dans le foyer, pour une exploitation de 3 hectares de terre cultivable; les récoltes de l’année dernière nous ont permis de nous nourrir sur une période de 6 mois ½. Les greniers sont vides et depuis plus de trois mois nous achetons du mil au marché.
Nous avons acheté plus de 400kg mil déjà ; les récoltes ne nous permettent pas de tenir l’année ; la plus grande partie de l’année ce sont les produits du maraichage, pour la consommation , et la vente pour subvenir aux petits besoins de famille comme habillement, santé ; aussi , souvent la vente de volailles pour les urgences.
Maintenant les activités du maraichage sont au ralenti , les greniers sont vides. Avec les premières pluies, c'est le début des maladies de la volaille, dont on perd une bonne partie.
Nous ne connaissons pas le mot manger à sa faim ; actuellement les enfants vont en brousse pour le ramassage de Karité avec leurs mamans ; c’est avec les fruits de karité mûr que plus de 60% des enfants du village déjeunent maintenant ; à midi on mange ensemble ce qu’on a , et le soir aussi c’est encore du karité et les fruits de liane sauvage.
4 - N’Tio 55 ans :
J’ai 15 bouches à nourrir, nous avons 3 hectares de terre cultivable, sur lesquelles nous cultivons deux en mil, et un en maïs ; nos récoltes passées ont tenu 8 mois ; actuellement le grenier est vide et il y a de cela deux mois ; à la date d’aujourd’hui nous avons eu à acheter 250kg de mil, différent des petites quantités achetées.
Nous travaillons beaucoup dans le maraichage, avec un peu plus de ½ hectare ; ce travail nous soutient beaucoup, pour les condiments, et les petits nécessaires de la maison ; en plus du maraichage, N’Tio est le menuisier du village et aussi des villages environnants, pour la confection des portes fenêtres, escabeaux etc..., ce qui lui permet d’avoir un peu de revenu supplémentaire.
Actuellement nous travaillons au champ, car le maraichage est terminé ; avec les pluies les semis sont presque arrivés à terme, et en cette période c’est la volaille et le petit bétail qui souffre, nous sommes obligés de les vendre pour pouvoir subvenir à nos besoins ; mais comparativement à l’année précédente, nous pouvons dire que ça va.
5 – Soungalo 45 ANS :
Dans la famille nous sommes au nombre de 24 personnes, pour un champ de 3 hectares ; sur ces trois hectares nous cultivons de l’arachide, du mil, et du maïs ; les récoltes précédentes nous ont soutenu sur une durée de 5 mois ; il y a de cela quatre mois que nous achetons du mil pour la consommation ; à la date d’aujourd’hui nous sommes à près d’une tonne (10 sacs de 100 kg).
Les récoltes au champ nous permettent uniquement de donner à manger à la famille ; quant aux autres petits besoins, habillement, santé , ils sont directement liés au maraichage; en plus du maraichage, nous exploitons du bois de chauffe pour la vente de bois et du charbon de bois.
6 - Bassy 34 ans :
Je parle à la place de mon père qui est au champ ; dans la famille nous sommes au nombre de 24, pour un champ de 5 hectares ; nous cultivons l’ensemble en mil et maïs ; nos récoltes précédentes nous ont permis de nous nourrir sur une période de 8 mois ; les greniers sont totalement vides et depuis près de 2 mois, nous achetons le mil au marché ; à la date d’aujourd’hui nous sommes à 350 kg de mil acheté.
Comme activité de soutien aux familles, il y a le maraichage, la coupe du bois (pour faire du charbon de bois, et du bois), et la vente de volaille.
En conclusion , nous avons discuté sur le choix de l’emplacement du périmètre maraicher du village fait par l’ONG-VIDE ; pour les hommes ils ont été approchés par le représentant de VIDE pour ensemble faire le tour du village pour faire le choix du site ; l’endroit actuel a presque été imposé par une jeune dame européenne à qui le représentant de VIDE ne pouvait pas dire non et alors que le village leur a fait savoir que l’endroit était un ancien site de maraichage abandonné, pour inondation en saison des pluies, et manque d’eau dans les puits en période de maraichage.
Ensemble leur souhait est qu’on leur aide pour la maitrise et le développement du maraichage, qui pour eux est le plus grand soutien des foyers.
Aussi un cri qu’il lance pour leur aider à la réparation des anciennes classes, dont le vent a déjà emporté les tôles d’une salle de classe.
01/03/2009
Un excellent guide pour visiter le Pays Dogon et le Mali
Beaucoup de souplesse, l’aventure mais en toute sécurité, le contact avec les habitants, le respect de votre rythme…
Mon bureau est situé à Douentza en plein centre du Mali.
Je parle français et plusieurs langues locales : bambara, dogon, peul, tamashec, songhoï…
Téléphone portable : 00 223 76 24 76 10
Courriel : alassanedicko@yahoo.fr
Site internet : www.Malidecouverte.com
L’expérience d’Alassane, sur une grande partie du MALI, sa grande culture, son contact facile et franc, en font un guide très recherché. C’est un vrai bonheur que de parcourir avec lui et ses collaborateurs (chauffeurs, porteurs, pirogiers…), les circuits touristiques du MALI, souvent en dehors des chemins battus par la grande masse des touristes. Avec lui vous communiquerez facilement avec les habitants que vous croiserez et vous vous lancerez dans des conversations d’une grande profondeur. Vous vous surprendrez à refaire le monde à ses côtés. Nombreux sont sans doute les guides du Pays Dogon qui se révèlent très sympathiques, mais croyez moi, avec Alassane DICKO vous serez séduit et vous ne souhaiterez qu’une chose, revenir au MALI pour poursuivre l’aventure avec lui.
N’hésitez pas à me contacter.
Jacques FONTAINE
J’ai réalisé en décembre 2008 un circuit au Pays Dogon avec Alassane qui nous a fait découvrir de nombreux villages en favorisant le contact avec la population.
Je recommande particulièrement ce guide qui pour moi a été rassurant, toujours présent et proche dans des lieux parfois difficile d’approche comme la falaise de Bandiagara. Alassane est un guide loyal, ouvert au monde, et chaleureux. C’est un vrai Dogon.
Mireille
24/12/2008
Une rencontre inattendue à SEVARE le 20 décembre 2008
Alors que prend fin notre séjour au Mali après un trek en Pays Dogon et que nous nous apprêtons à rendre visite à la célèbre cité historique de Djénné, quelle n'est pas ma surprise d'apercevoir dans le hall de l'Hôtel Flandre de Sévaré mon collègue et ami professeur à l'Université Blaise Pascal Mamadou Traoré de Clermont Ferrand. Après les effusions de circonstance nous échangeons nos motifs de présence sur Sévaré et évoquons nos missions respectives; Mamadou est en fait originaire de Sévaré qui l'a vu grandir et fréquenter l'école jusqu'au lycée. Il vient rendre visite à son père qui vit encore dans cette ville.
Que l'Afrique est petite !!!
27/05/2007
Compte Rendu de mes visites en janvier 2007 à KANGARE et OUFOU
Visite à KANGARE
Visite à OUFOU
Diaporamas sur mes périgrinations africaines
Cliquez sur les titres ci-dessous pour télécharger le diaporama sur :
-NIGER
-BURKINA FASO, visite à KANGARE
-MALI, visite à OUFOU
Pour le reste de ma mission, tournée d'inspection dans une quinzaine de villages de la région de MOPTI, je prépare des diaporamas thématiques comme par exemple le problème de l'accès à l'eau, la scolarisation, les activités villageoises rémunératrices....
10/02/2007
Retour au pays
Heureux d'être de retour même si la nostalgie de l'Afrique ne manquera pas, d'ici quelque temps, de se manifester.
Apprécie les nombreux messages d'amis qui se manifestent pour mon retour, que ce soit par téléphone ou courriel.
Le temps de récupérer un peu du voyage en avion (14H00, tout compris) chez Arnaud et je serais dispo dès lundi sur Aubière.
09/02/2007
Retour sur PARIS depuis BAMAKO
07/02/2007
De l'utilité d'un blog ?
Cela m'appendra à relativiser l'impact d'internet.
Cela dit de mon côté j'ai quand même consacré de nombreuses heures à y faire rentrer quelques nouvelles et impressions de voyage.
La dureté de la piste a quand même eu raison de notre 4x4
Un bras de suspension s'est cassé à l'avant du véhicule suite aux nombreux assauts de la piste.
Ce matin le 4x4 semble entre de bonnes mains pour une réparation provisoire qui nous permettra de rentrer à BAMAKO, sur le goudron !
Inch Allah
06/02/2007
Retour à MOPTI-SEVARE après 5 jours passés dans une Région très difficile d'accès
Le Bac sur le BANI
La Mosquée de DJENNE
Près de 400km dont 300 de piste très difficile en zone inondable durant l'hivernage, située au nord de Djenné entre le BANI et le NIGER et au Nord du NIGER.
Il a même fallu pour atteindre un village se passer complétement de piste au risque de se perdre malgré la présence d'un guide villageois connaissant le terrain (mais à dos d'âne!!).
Les villages visités ont pour nom :
-KOBASSA (10 km de DJENNE),
-DJOUGOUNI sur le NIGER (village peul)
-KOA très proche de DJOUGOUNI mais bozo
-DIAFARABE où on traverse le NIGER sur un Bac mais en ayant fait 100 Km de détour par rapport au trajet à vol d'oiseau.
Surprise de trouver des boissons fraîches et à déjeuner (Capitaine et riz à la sauce de poissons séchés, excellent : 1850 fcfa pour 4 personnes).
-WELINGARA, village sans piste où il faut vraiment être fou pour s'y rendre. Il est jumelé avec CROIZET.
-N'GOSSIRY où on a plaisir à constater les nombreux progrès fait notamment en matière de maraîchage.
Il reste ensuite à revenir sur MOPTI en suivant le NIGER sur sa rive gauche.
Impressions d'ensemble :
-Le taux d'échec de projets gérés par les hommes est élevé. Ils ne savent pas anticiper, s'organiser et ignorent carrément la gestion dans de nombreux cas. Mais il ne faut pas généraliser!!
Lorsque ce sont les femmes qui prennent en charge un projet, on a plaisir à constater la gestion sérieuse et les nombreuses avancées en matière de développement.
Il faut voir l'impact phénoménal d'une activité de maraîchage gérée par un groupement de femmes et qui leur procure des revenus d'au moins le double de ce qu'elles ont actuellement.
Tout ce qui touche aussi le micro-crédit est leur domaine de prédilection qui leur permet d'augmenter substantivement leurs revenus.
L'impact de l'alphabétisation des femmes est également formidable.
Espérons qu'à terme cela rejailliera sur les hommes et changera leur comportement.
Dans le détail il y aura beaucoup de choses à dire.
Côté pratique, ne vous fiez guère au savoir technique d'un africain.
Je sais que je suis quelque peu excessif mais voyez plutôt l'anecdote suivante :
Suite à une crevaison j'ai assisté au démontage de la roue. Plutôt que de bien ajuster le cric et de le placer au bon endroit pour obtenir un bon débattement de celui-ci, on préfère creuser dans la route (en fait , le terre plein de la place du village), sous la roue crevée, afin de la retirer sans avoir à soulever plus le véhicule!!
C'est à l'évidence une pratique géniale dans certaines conditions, mais était-elle bien adaptée à notre situation des plus classique ?
Je n'ai pas pu m'empécher de faire part de mon irritation devant de tels comportements.
Une phrase m'est sortie de la bouche, que pourtant Marie-Christiane a du me dire souvent ! :
" On réfléchi avant d'agir".
Il y a quand même un villageois mieux avisé que d'autre qui est venu me féliciter pour ce point de vue de français!!!
A l'avenir je prendrais moi même quelques mesures de sécurité afin de ne pas dépendre entièrement, en cas de difficultés, de l'appréciation de gens qui n'en ont pas toujours suffisamment.
Par exemple nous ne disposions d'aucun moyen de réparer une roue en cas de seconde crevaison; et va toujours te faire voir dans un village où dans un premier temps ils te disent qu'ils vont réparer, il n'y a pas de problème!, puis au bout d'une demi-heure tu t'aperçois qu'il ne pourront rien y faire par manque de compétences ou d'outillages.
Tout cela n'est qu'anecdotique, tout c'est remarquablement bien passé et maintenant c'est le retour qui se prépare. Pour moi c'est pour vendredi soir de BAMAKO.
31/01/2007
Départ Vendredi 2 février pour le cercle de DJENNE
Le retour à SEVARE est prévu pour le 7 février; puis ce sera le départ pour BAMAKO dans la journée du 8.
Comédie villageoise à l'africaine
Or les hommes rassemblés sous un arbre près du 4x4 qui vient d'arriver se livre à une invraissemblable comédie.
Ils nous ont bien accueilli ainsi que le puisatier, CHEK, qui nous accompagne. Mais voilà que dans la discussion ils prétendent avoir déjà versé l'argent (400.000 Fcfa) à CHEK et refuse la participation en nature sous le prétexte valable, qu'en raison de l'éxode massif des jeunes hommes du village dans cette période d'inactivité entre récoltes et hivernage, ils ne peuvent fournir cette préstation.
Evidemment le soit disant paiement est immédiatement démenti par le puisatier.
Comme celui-ci accepte une compensation financière à l'absence de prestation en nature des villageois, ceux-ci finissent par reconnaître qu'ils viennent de se comporter en menteur et nous prient de les excuser. Ils vont ensuites chercher les 400.000 Fcfa que l'ont va reconter plusieurs fois. Ainsi les travaux de surcreusement vont pouvoir commencer.
Noter que cette comédie c'est déroulée de façon improvisée et en l'absence de femmes.
Dans le cadre d'un jumelage existant je ne pense pas qu'un tel scénério aurait pu se produire.
Et il faut voir où, faute de puits opérationnel, les femmes tirent l'eau. A 2km dans des puissards alimentés par les eaux de ruissellement de l'hivernage, d'un verdâtre horrible. Vous aurez des photos à l'appui!!
Tournée de 5 villages dans le cercle de DOUENTZA
500 km dont la moitié de pistes à la rencontre d'une immense pauvreté. Ce que j'avais rencontré jusqu'alors n'est rien par rapport au dénuement de ces villages. Souvent des problèmes énormes d'eau, pas d'école, pas d'accès à un dispensaire, une insuffisance de ressources alimentaires criante.
Malgré cela une grande volonté d'avancer avec un grand espoir mis dans les jumelages.
Les réunions de village sont toujours animées avec une remarquable participation des femmes.
Rencontre inattendue à SEVARE
Or j'ai bien connu Boubakar SY à LILLE alors que je faisais mes études d'ingénieur et qu'il préparait le concours de l'Ecole Vétérinaire avec un autre copain africain, Oumar BA. J'avais 18 ans et nous sommes allés au ski ensemble dans l'Oisans; ils découvraient la neige et la montagne pour la première fois.
Je n'ai pas hésité à aller saluer Ousmane SY qui m'a donné ses coordonnées à BAMAKO pour que je puisse le revoir.
27/01/2007
Grand succès pour le Grand Comité
Plus de 50 personnes en provenance de tous les villages.
7H00 de débats d'une grande richesse et intensité avec une étonnane motivation des voillageois à prendre la parole, le tout en 3 langues : français, bambara, peul.
De nombreux sujets sont abordés méthodiquement et de manière transversale, facilitant le débat :
-La scolarisation des enfants et les difficultés que cela pose
-L'Alphabétisation des femmes et l'impact très fort que cela a sur la vie courante
-Les microcrédits
-L'accès aux soins
-La banque de céréale et les raisons qui font que cela ne marche pas bien partout
-Le prêt (tontine) d'attelages (boeufs et charue) aux paysans
-Les problèmes d'accès à l'eau, puits traditionnels et forages avec pompe, problème de maintenance...
A de nombreuse reprises la question du manque de sérieux des hommes notamment en matière de gestion et de remboursement de prêts est évoquée et les tentatives de répondre à la question pourquoi cette situation ne sont pas inutiles.
Demain Dimanche départ pour DOUENTZA.
25/01/2007
Préparation à SEVARE de la réunion du Grand Comité qui aura lieu demain
Visite également à BANKAS à la Direction de l'Hydraulique mais sans résultats. Idem pour la Direction du Conseil Académique Pédagogique où nous aurions souhaité nous faire préciser les engagement de l'état (et le calendrier) sur les nouvelles écoles reconnues comme écoles fondamentales.
Nous sommes passés par Bandiagara où nous avons pris un déjeuner et à l'arrivée à MOPTI je suis allé me présenter à la police de l'imigration dans la mesure où je suis rentré sur le territoire malien sans avoir subi de contrôle (absence de poste de contrôle à la frontière sur la piste empruntée).
Ce matin, visite à MOPTI pour la Banque et ballade sur le port particulièrement intéressant pour s'imprégner de la vie et du commerce africain.
Cet après-midi l'accent est mis sur la préparation du grand comité: réunion biannuelle de tous les maires, chefs de villages et représentants des comités de jumelage de la région de MOPTI, qui ont à faire avec LACIM.
J'en ai profité pour lire les documents de LACIM, très intéressant et riches d'informations concrêtes , au sujet des projets de microcrédit, moulin à mil, Banque de céréales, pha rmacie villageoise.... (Fiches qu'il faudra récupérer au siège de LACIM et diffuser auprès du groupe).
J'ai aussi lu le Plan de Développement sur 5 ans de la commune de BAYE qui est assez ubuesque!
C'est une énumération, sans vraiment de priorité, des manques constatés dans la commune et qui, s'ils étaient résorbés donneraient une commune idéale !!!
Comité de jumelage d'OUFOU
Mardi, nous avons eu la réunion du comité de jumelage d'OUFOU en présence de la population, du chef de village et du Maire de BAYE.
Ici encore les villageois ont souhaité évoquer la mémoire de Marie-Christiane.
Le point a été fait sur la construction de l'école (vous aurez des photos) et surtout sur sa fréquentation. Malgré les 3 salles de classe nouvelles que nous avons financé le bilan en terme de fréquentation est momentannément plutôt négatif, je donnerai des précisions sur cette question.
L'explication est qu'il n'y a toujours qu'une seule maîtraise communautaire.
Heureusement en compensation il y a des stages de'alphabétisation des femmes qui marchent très bien et une classe passerelle qui permet à des élèves trop vieux pour être scolarisés dans les conditions normales de rattrapper le retard et de s'alphabétiser.
Un point très positif quand même c'est que l'Ecole est maintenant reconnue comme école fondamentale publique est devrait ultérieurement bénéficier de l'aide de l'état en matière de fourniture des maîtres. A suivre attentivement.
L'ancienne pompe près du puit traditionnel de 60 m de profondeur est toujours en panne, puisque nous n'avions pas donné suite aux travaux de réparation dans la mesure ou les japonais venaient de financer un nouveau forage à proximité. Le malheur c'est que la nouvelle pompe n'a pas réellement fonctionné. Nous n'avons pas pu avoir des explications suffisamment précise par la Direction de l'Hydraulique de BANKAS où nous sommes passés car il n'y avait personne (tous partis à Bamako). C'est donc un sujet de préoccupation à suivre de près.
Je me suis fait expliquer le fonctionnemlent de la Caisse d'Epargne et de Crédit Rurale installée au village et qui permet l'accès au microcrédit.
Le prêt (système de tontine) destiné à l'achat de boeufs marche parfaitement mais le turn over est un peu lent. Deux nouveau bénéficiaires ont eu accès au prêt en 2006, un troisième y a renoncé pour le moment. Il faudrait réinsvestir quelque peu dans le capital. Il y a actuellement 300.000 fcfa en caisse.
L'alphabétisation des femmes est un grand succès et les témoignages recueillis par loes bénéficiaires au cours de la réunion sont très poignants. La formation en bambara est très concrète et a le mérite de permettre aux femmes un meilleur entretien de leurs enfants sur le plan sanitaire, alimentaire et scolaire. Elle apporte aussi une motivation nouvelle au groupement des femmes pour entreprendre des activités rémunératrices avec l'aide de microcrédits. D'ailleurs notre groupe a financé du microcrédit afin de permettre aux femmes alphabétisées de passer aux travaux pratiques. L'ONG GAE SAHEL qui réalise l'alphabétisation est très bien perçue, et l'animatrice, Rosalie vie au village d'à côté.
Les doléances du comité de jumelage sont :
-Finitions de l'Ecole qui demande l'achat de matériaux (ciment et grillage pour crépir sinon ça s'écroule à la saison des pluies)
-Réparer au moins une pompe
-Créer une banque alimentaire (voir charte de LACIM en la matière).
Nous avons constaté une forte émigration temporaire de tous les jeunes, garçons et filles de 16 à 25 ans pendant la période d'inactivité située entre la fin des récoltes et le prochain hivernage.
La présence du Maire à la réunion, bien qu'apportant la caution de la commune aux actions de LACIM dans le village d'OUFOU, n'a pas de conséquences concrètes en matière d'engagement de la commune.
24/01/2007
Retour au Mali dans le Panadogou
Retrouvailles avec le village de Oufou où j'ai passé 2 jours et 2 nuits, mais j'en ai profité pour aller voir un autre village dans le cadre de la mission d' "inspection " de Gérard que j'ai donc rejoint avec Niantégui.
Beaucoup de choses à dire mais ce soir ça va en rester là.
J'engrange en tout cas une expérience très riche et utile pour la suite.