De nombreuses visites de villages en zones difficiles d'accès sont programmées.
Le retour à SEVARE est prévu pour le 7 février; puis ce sera le départ pour BAMAKO dans la journée du 8.
A travers ce Blog vous découvrirez quelques unes de mes actions entreprises avec d'autres, dans le domaine de la coopération Nord-Sud et vous aurez aussi une petite idée des questions qui me préoccupent
31/01/2007
Comédie villageoise à l'africaine
Dans le village de TEGA, non encore jumelé, LACIM se propose depuis 2 ans de réaliser le surcresement d'un puits traditionnel de grand diamètre afin de palier à son asséchement en période de sécheresse. LACIM n'attend plus que la participation des villageois au projet : 5% de montant financié du projet et 10% en nature sous forme de main d'ouevre.
Or les hommes rassemblés sous un arbre près du 4x4 qui vient d'arriver se livre à une invraissemblable comédie.
Ils nous ont bien accueilli ainsi que le puisatier, CHEK, qui nous accompagne. Mais voilà que dans la discussion ils prétendent avoir déjà versé l'argent (400.000 Fcfa) à CHEK et refuse la participation en nature sous le prétexte valable, qu'en raison de l'éxode massif des jeunes hommes du village dans cette période d'inactivité entre récoltes et hivernage, ils ne peuvent fournir cette préstation.
Evidemment le soit disant paiement est immédiatement démenti par le puisatier.
Comme celui-ci accepte une compensation financière à l'absence de prestation en nature des villageois, ceux-ci finissent par reconnaître qu'ils viennent de se comporter en menteur et nous prient de les excuser. Ils vont ensuites chercher les 400.000 Fcfa que l'ont va reconter plusieurs fois. Ainsi les travaux de surcreusement vont pouvoir commencer.
Dans la discussion il aura fallu que je leur dise sans ménagement qu'ils ne sont pas sérieux et n'ont aucun égard pour leurs femmes, sur les épaules desquelles reposent les corvées d'eau. Et c'est en rigolant qu'ils acceptent mes remarques.
Noter que cette comédie c'est déroulée de façon improvisée et en l'absence de femmes.
Dans le cadre d'un jumelage existant je ne pense pas qu'un tel scénério aurait pu se produire.
Et il faut voir où, faute de puits opérationnel, les femmes tirent l'eau. A 2km dans des puissards alimentés par les eaux de ruissellement de l'hivernage, d'un verdâtre horrible. Vous aurez des photos à l'appui!!
Or les hommes rassemblés sous un arbre près du 4x4 qui vient d'arriver se livre à une invraissemblable comédie.
Ils nous ont bien accueilli ainsi que le puisatier, CHEK, qui nous accompagne. Mais voilà que dans la discussion ils prétendent avoir déjà versé l'argent (400.000 Fcfa) à CHEK et refuse la participation en nature sous le prétexte valable, qu'en raison de l'éxode massif des jeunes hommes du village dans cette période d'inactivité entre récoltes et hivernage, ils ne peuvent fournir cette préstation.
Evidemment le soit disant paiement est immédiatement démenti par le puisatier.
Comme celui-ci accepte une compensation financière à l'absence de prestation en nature des villageois, ceux-ci finissent par reconnaître qu'ils viennent de se comporter en menteur et nous prient de les excuser. Ils vont ensuites chercher les 400.000 Fcfa que l'ont va reconter plusieurs fois. Ainsi les travaux de surcreusement vont pouvoir commencer.
Noter que cette comédie c'est déroulée de façon improvisée et en l'absence de femmes.
Dans le cadre d'un jumelage existant je ne pense pas qu'un tel scénério aurait pu se produire.
Et il faut voir où, faute de puits opérationnel, les femmes tirent l'eau. A 2km dans des puissards alimentés par les eaux de ruissellement de l'hivernage, d'un verdâtre horrible. Vous aurez des photos à l'appui!!
Tournée de 5 villages dans le cercle de DOUENTZA
Sur les 3 jours que nous venons de passer dans le cercle de DOUENTZA, nous avons rendu visite à 4 villages nouvellement jumelés avec des groupes LACIM (DOUNKOYE, BOBOWEL, YOUNA, MANKO) et à un village non jumelé dans lequel LACIM s'implique pour un puits (TEGA) et ou nous serons les témoins d'une véritable comédie villageoise montée par les hommes, toujours eux!!.
500 km dont la moitié de pistes à la rencontre d'une immense pauvreté. Ce que j'avais rencontré jusqu'alors n'est rien par rapport au dénuement de ces villages. Souvent des problèmes énormes d'eau, pas d'école, pas d'accès à un dispensaire, une insuffisance de ressources alimentaires criante.
Malgré cela une grande volonté d'avancer avec un grand espoir mis dans les jumelages.
Les réunions de village sont toujours animées avec une remarquable participation des femmes.
Il faut vraiment suivre le parcours que j'ai entrepris sur ce terrain de l'Afique profonde pour commencer à comprendre quelles sont les priorités des villageois. En tout cas l'école n'arrive qu'en dernier point !
500 km dont la moitié de pistes à la rencontre d'une immense pauvreté. Ce que j'avais rencontré jusqu'alors n'est rien par rapport au dénuement de ces villages. Souvent des problèmes énormes d'eau, pas d'école, pas d'accès à un dispensaire, une insuffisance de ressources alimentaires criante.
Malgré cela une grande volonté d'avancer avec un grand espoir mis dans les jumelages.
Les réunions de village sont toujours animées avec une remarquable participation des femmes.
Rencontre inattendue à SEVARE
Alors que nous dinions au MOTEL de SEVARE, Niantegui me signale la présence d'un grand politicien malien, en la personne de Ousmane SY. Il se trouve que c'est le grand frère de Boubakar SY autre grand homme Malien qui a été, entre autre, ministre de la Défense et qui est mort il y a quelques années dans un accident d'auto.
Or j'ai bien connu Boubakar SY à LILLE alors que je faisais mes études d'ingénieur et qu'il préparait le concours de l'Ecole Vétérinaire avec un autre copain africain, Oumar BA. J'avais 18 ans et nous sommes allés au ski ensemble dans l'Oisans; ils découvraient la neige et la montagne pour la première fois.
Je n'ai pas hésité à aller saluer Ousmane SY qui m'a donné ses coordonnées à BAMAKO pour que je puisse le revoir.
Or j'ai bien connu Boubakar SY à LILLE alors que je faisais mes études d'ingénieur et qu'il préparait le concours de l'Ecole Vétérinaire avec un autre copain africain, Oumar BA. J'avais 18 ans et nous sommes allés au ski ensemble dans l'Oisans; ils découvraient la neige et la montagne pour la première fois.
Je n'ai pas hésité à aller saluer Ousmane SY qui m'a donné ses coordonnées à BAMAKO pour que je puisse le revoir.
27/01/2007
Grand succès pour le Grand Comité
Plus de 50 personnes en provenance de tous les villages.
7H00 de débats d'une grande richesse et intensité avec une étonnane motivation des voillageois à prendre la parole, le tout en 3 langues : français, bambara, peul.
De nombreux sujets sont abordés méthodiquement et de manière transversale, facilitant le débat :
-La scolarisation des enfants et les difficultés que cela pose
-L'Alphabétisation des femmes et l'impact très fort que cela a sur la vie courante
-Les microcrédits
-L'accès aux soins
-La banque de céréale et les raisons qui font que cela ne marche pas bien partout
-Le prêt (tontine) d'attelages (boeufs et charue) aux paysans
-Les problèmes d'accès à l'eau, puits traditionnels et forages avec pompe, problème de maintenance...
A de nombreuse reprises la question du manque de sérieux des hommes notamment en matière de gestion et de remboursement de prêts est évoquée et les tentatives de répondre à la question pourquoi cette situation ne sont pas inutiles.
Demain Dimanche départ pour DOUENTZA.
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